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Yuni01
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Localisation : En train de déffaire les cartons dans mon nouveau méga studio !

Message Posté le : Mar 08 Juil 2008, 16:59 Répondre en citant

Voilà le mien :

Aujourdh'ui, c'est samedi, y'a pas école. Donc, je fonçais vers mon ordinateur, je me connecte sur lak. Je fonce dans mon studio pour continuer la jeune fille virtuelle. Je vais donc sur tournage et je vois toutes mes scènes supprimées ! Je m'énerve, je m'énerve, je m'énerve ! Je n'avais pourtant donné mon pass à personne. J'ai pensé à I'm vitual, c'était peut être un virus ! Je lanca donc un virus-scan. Trois heures àprès, une fentre s'ouvrit : une fille avec des cheveux roses !

-Moi : T'est qui toi ?
-Elle : Un virus
-Moi : C'est toi qui m'a suprimé mon studio ?
-Virus : Ouais !
-Moi : Pourquoi t'as fait ça ?
-Virus : J'ai faim !
-Moi : Les virus ça mange pas !
-Virus : Hé ben sii !
-Moi : Tu peux manger les films de mon frère ?
-virus : C'est qui ton frère ?
-Moi : ElliottHopper...

Le virus va manger les films de mon petit frère.

-Virus : J'ai gouté et c'est berkkk !
-Moi : Et un compte lak, ça se mange ?
-Virus : Ouais !
-Moi : J'peux aller manger avec toi ?
-Virus : Tu peux pas !
-Moi : Pourquoi ?
-Virus : J'suis dans l'ordi
-Moi : Y'a surement un moyen !
-Virus : Non
-Moi : Pourquoi tu as les cheveux roses ?
-Virus : Parce que je suis un virus débutant.
-Moi : Avec tout ce que tu mange en films ?
-Virus : Je suis pas un virus normal !
-Moi : Hein ?
-Virus : Reste là, je vais aller chercher un truc.

Le virus disparait. plus tard, elle revient.

-Virus : Télécharge ce programme !

Je le télécharga et je l'installa.

-Virus : Bon tu viens ?
-Moi : Je fais comment ?
-Virus : Comme ça !

Le virus toucha l'écran pour me montrer, au même moment, sa main traversait l'écran. Je tirait sa main pour voir. Elle sortit de l'écran en entier.

-Virus : Je suis où ?
-Moi : Chez moi.
à suivre


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BlackR0se
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Message Posté le : Mar 08 Juil 2008, 20:23 Répondre en citant

SuperAnimal a écrit:
Dephie a écrit:
Ton sujet est aberrant.

Un message de qualité n'est pas un long message. Tu peux écrire quelque chose de très laid dans lequel tu emploies les mots les plus longs du monde tout en leur donnant un sens. Ton texte ne donnera tout simplement pas envie de lire.

C'est la même chose pour ceux qui disent "En matière de lecture je préfère les gros pavés".
Est-ce que vous pensez sincèrement que J.K. Rowling écrit mieux qu'A. Nothomb ?
Stupeur et tremblements n'arriverait donc pas à la cheville d'Harry Potter et l'Ordre du Phénix pour la simple raison qu'il ne fait que 200 pages tandis qu'HP en fait 1000 ?

J'suis vraiment navrée de m'emporter comme ça, mais c'est tellement grotesque que ça me met hors de moi.


Groteste? J'ai rien dit de groteste! (pas a ce que je sache...) Qu'est-ce que sa fait que je note l'endurence de ceux qui prennent bocoup de temps a écrire. Ceux qui écrievent le plus sont ABITUELLEMENT (pas toujours) interresser envers l'écrtiure et ceux qui y sont vraiment intéresser écrivent des texte du meme genre que lanostalgie!


« Avant de se mettre à écrire un roman, il faut apprendre l’orthographe... »
Enfance, Nathalie Sarraute

Je ne reprendrais pas tes fautes, ce serait vraiment très bas, mais je te conseillerais d'utiliser un correcteur orthographique, par exemple, pour découvrir que le mot "groteste" n'existe pas, ou que "Habituellement" prend un H...

+1 pour Dephie, je pense qu'un texte ne se juge pas sur sa longueur. D'accord pour un topic où partager ses écrits, petits ou non, travaillés ou non, mais ici, ce sujet ne sert à rien. Ah, je sais : à copier/coller des pavés de wikipédia que personne ne lira, à lancer des "AAAA[...]AAAH" qui encombrent la page...

Et de là à qualifier quelque chose de sublimissime parce qu'il fait 300 lignes... C'est complètement idiot, et même pire : absurde.

Il existe des textes bien plus courts, et beaucoup plus marquants ou touchant que tout ce que j'ai pu lire ici.

Sur ce ! =3

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Yuni01
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Message Posté le : Mer 09 Juil 2008, 18:17 Répondre en citant

Voilà je continue :



Partie 2 :

-Virus : C'est quoi ce souk ?
-Moi : Ben c'est mon bureau !
-Virus : Ton monde est affreux !
-Moi : Hé, c'est moi ou t'as les habits déchirés ?
-Virus : Haaaaa !
-Moi : Attends, viens !

Je l'amène à ma chambre.

-Moi : Tiens, mets ça !
-Virus : Humff
-Moi : Au fait, comment tu t'appelle ?
-Virus : MACI
-Moi : Et ça veux dire ?
-Maci : Mangeuse A Cartoons Inaugurés
-Moi : Moi c'est Margot !
-Maci : Et ça veux dire ?
-Moi : Rien. Dis, faudrait que tu rentre chez toi !
-Maci : J'peux pas !
-Moi : Pourquoi ?

Maci se tourna, baissa la tête.

-Maci : Je te le dirait pas !

à suivre......


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Colors
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Message Posté le : Dim 13 Juil 2008, 22:39 Répondre en citant

Allé je me met pou la premere guerre mondiale:
La Première Guerre mondiale fut un conflit mondial qui se tint principalement en Europe de 1914 à 1918. On la nomme « guerre mondiale », car c’est le premier conflit armé qui impliqua autant de pays à travers le monde. Cependant, avant le début de la Seconde Guerre mondiale, on l’appelait « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou encore la « Der des Ders ». Sa dimension véritablement mondiale est très relative. Au plan humain, elle concerne effectivement beaucoup de peuples notamment à travers la présence de nombreux ressortissants des régions dominées par les grandes puissances coloniales. Au plan géographique, elle reste circonscrite à l’Europe, à une petite partie de l’Asie et de l’Afrique, et à l’Atlantique Nord.

Les origines de la Première Guerre mondiale
Les origines de la Première Guerre mondiale sont complexes : la montée des impérialismes, les rivalités économiques et coloniales entre puissances européennes, le jeu des alliances semblent rendre la guerre inéluctable. L’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche, l’archiduc François-Ferdinand, déclenchera ce que l’historien Jean-Baptiste Duroselle appelle un « Mécanisme » qui entraînera presque malgré eux les protagonistes vers la grande catastrophe[1].


Impérialisme et nationalisme

La question allemande
Article détaillé : Politique étrangère de l'Allemagne.
Depuis 1871, l’Allemagne unifiée a rattrapé, en quelques décennies, son retard économique sur le reste de l’Europe occidentale. Son sens du travail et son orgueil national, d’autant plus fort qu’il est récent, poussent l’Allemagne à contrer la concurrence économique des autres nations en se dotant d’une industrie très concentrée[2]. L’Allemagne regarde donc outre-mer et vers l’Afrique où elle espère trouver des matières premières à bon marché ou même fonder des comptoirs pour écouler ses produits manufacturés[3]. Mais la France et l’Angleterre se sont depuis longtemps partagées l’Afrique et l’Asie. L’Allemagne, sauf en de rares endroits comme au Cameroun, Namibie, Tanzanie, Togo ne peut obtenir de zones d’influence dans les colonies. Aussi ressent-elle comme une injustice que son industrie de plus en plus compétitive se heurte à la crainte ou à l’égoïsme des autres puissances européennes[4]. Surtout, elle ne dispose pas de colonies de peuplement. Le Reich, au nom de la "Weltpolitik" initiée par son empereur Guillaume II, souhaite prendre pied au Maroc. Les deux crises, en 1905 et 1911, qui l’ont opposée à la France conduisent à une multiplication des incidents diplomatiques. Fritz Fischer, dans Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale[5], voit dans cette situation l’une des principales causes du déclenchement du conflit. La grande puissance industrielle allemande inquiète les États européens, car les produits allemands inondent les marchés français et britanniques[6]. De même, les Allemands s’inquiètent de la croissance économique et démographique de la puissance russe, qui les amène à penser qu’ils seraient incapables de lui résister dans quelques années ; de telle sorte qu’ils ont peut-être intérêt à provoquer un conflit avant qu’il ne soit trop tard[7].

L’antagonisme franco-allemand puise sa force dans l’idée de revanche et le retour à la mère patrie des provinces perdues de l’Est (Alsace-Lorraine)[8]. Il se nourrit aussi de la crainte qu’éprouvent les Français devant la poussée démographique de l’Allemagne alors que la France connait un déclin démographique durable. La France peut encore, en 1910, aligner 74 divisions face aux 94 divisions allemandes mais l’écart risque d’augmenter avec le temps. Enfin, l’empereur Guillaume II est très influencé par le milieu des officiers prussiens[9], garant de la solidité de l’empire, tout auréolé de ses succès du milieu du XIXe siècle et qui a forgé l’unité allemande face à l’Autriche et à la France. Pour l’empereur, la guerre, un conflit localisé dans les Balkans notamment, peut être une solution pour résoudre les problèmes territoriaux.


La poudrière des Balkans
Les Balkans, soustraits de l’Empire ottoman, sont l’objet de rivalités entre les grandes puissances européennes[10]. En 1878, suite à une révolte des Bulgares et à une intervention des Russes puis des Autrichiens, la partie nord de Balkans est détachée de l’Empire ottoman. La rivalité entre Russes et Autrichiens dans les Balkans s’accentue[11].. En 1912 et 1913, deux guerres affectent la région : la première est tournée contre la Turquie qui perd tous ces territoires en Europe à l’exception de la Thrace orientale ; la seconde est un conflit entre la Bulgarie et les autres pays balkaniques. Elle se traduit par la création, sous la pression autrichienne, d’une Albanie indépendante qui empêche la Serbie d’avoir une façade maritime.

L’Empire ottoman, déjà très affaibli, est ébranlé par la révolution des Jeunes-Turcs en 1908. L’Autriche-Hongrie en profite pour mettre la main sur la Bosnie voisine. L’Autriche-Hongrie désire continuer son expansion dans la vallée du Danube, jusqu’à la mer Noire, ou, du moins, maintenir le statu quo hérité du traité de San Stefano. L’instabilité chronique de la région attise en effet l’impérialisme des grandes puissances européennes, ainsi que leur désir d’étendre leurs zones d’influence respectives. Depuis longtemps, la Russie nourrit des ambitions face à l’Empire ottoman : posséder un accès à une mer chaude (mer Méditerranée). Cette politique passe par le contrôle des détroits. Dans les Balkans, elle trouve un allié de poids en la personne de la Serbie, qui a l’ambition d’unifier les Slaves du sud. Le nationalisme serbe se teinte donc d’une volonté impérialiste, le panserbisme. Et il rejoint le panslavisme russe, récoltant l’appui du Tzar à ces mêmes Slaves du sud. Les puissances centrales ont également des ambitions dans la région : l’Autriche-Hongrie annexe la Bosnie et l’Allemagne a des intérêts dans l’Empire ottoman.


Les ambitions italiennes
L’Italie, unifiée depuis 1860, a donné à la France, à la suite de la victoire de la France sur l’Autriche, la Savoie et le comté de Nice.

Malgré un fort courant pacifiste, l’Italie veut prendre au voisin autrichien, avec lequel elle a un vieux contentieux, des territoires qu’elle considère comme italiens (Italia irredenta) car majoritairement italophones[12]. Elle désire s’étendre en Dalmatie (où l’on parle majoritairement italien) et contrôler la mer Adriatique, à l’instar de ce que fit la Sérénissime République de Venise, et ce d’autant plus que ses tentatives de conquête d’un empire colonial africain ont sombré après la débâcle d’Adoua, en Abyssinie (1896). Seule une partie du Tigré fut rattachée à l’Érythrée déjà italienne, ainsi que la Somalie. La Libye est devenue colonie italienne en 1911 à la suite de la guerre italo-turque.


Les empires multinationaux
Les empires d’Autriche-Hongrie, de Russie et d’Allemagne regroupent différents peuples qui revendiquent plus d’autonomie ou une reconnaissance politique. Par exemple, les Polonais sont privés d’État souverain et se trouvent partagés entre ces trois empires. Dans l’empire austro-hongrois, pas moins de 40 peuples cohabitent, ce qui va contribuer à son éclatement en 1918. Les aspirations de peuples nées des bouleversements dus à la Révolution française mettent directement en péril la suprématie des Allemands sur les peuples inféodés suite à des siècles d’histoire (Bataille de la Montagne Blanche en 1620, révolution hongroise de 1848 matée par les Autrichiens grâce aux troupes russes, peuple polonais écartelé suite aux partages de leur pays).


Les systèmes d’alliances

Les systèmes d’alliancesDe vastes systèmes d’alliances se sont créés à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. L’Autriche s’allie avec un État qui, cinq ans plus tôt, lui faisait la guerre, tandis que le régime le plus démocratique d’Europe (la France) va s’allier avec le plus réactionnaire (Russie).

La Triplice est la plus ancienne de ces alliances. Elle est l’œuvre du chancelier prussien Otto von Bismarck, le grand homme politique dans l’Europe de la seconde partie du XIXe siècle[13]. Conscient de l’hostilité française depuis l’annexion de l’Alsace-Lorraine. Bismarck cherche, sur le plan diplomatique à isoler la France de la IIIe République pour l’empêcher de nouer une alliance contre le Reich. En 1879, sous son impulsion, un premier rapprochement a lieu entre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. En 1881, l’Italie demande son intégration dans l’association germano-autrichienne par opposition à la France qui a pris pied en Tunisie, territoire que l’Italie revendiquait. Le 20 mai, un accord tripartite voit donc le jour : la Triplice ou Triple Alliance. Mais l’Italie n’est pas une alliée sûre. En effet, elle revendique le Trentin et l’Istrie, les territoires irrédentistes sous domination autrichienne. Le traité est cependant sans cesse renouvelé même si l’attitude de l’Italie devient de plus en plus ambiguë, en particulier avec la signature d’un accord secret de neutralité avec la France en 1902[14]. L’attitude du royaume italien évolue en raison de l’animosité de plus en plus grande envers l’Autriche-Hongrie, à cause de la question épineuse des terres irrédentes. La démarche diplomatique française vis-à-vis du royaume transalpin a l’avantage d’éviter à la France de devoir combattre sur deux fronts. En 1914, l’Allemagne peut aussi compter sur la sympathie de la Turquie[15]. La menace russe pour prendre le contrôle des détroits se précise. En effet, l’Angleterre qui, jadis, protégeait l’Empire ottoman, est maintenant alliée à la Russie. Pour la Turquie, seul un rapprochement avec l’Allemagne de Guillaume II peut la sortir de son isolement. L’Allemagne, qui n’a guère de colonies, a accompli une œuvre de propagande en se présentant comme la protectrice des nations d’outre-mer et comme la garante de leur indépendance. Elle a ainsi pu trouver des sympathies auprès des peuples colonisés dans tout le bassin de la Méditerranée, du Caucase à Marrakech.

La France finit cependant de sortir de son isolement. Le 27 août 1891, une convention militaire secrète est signée entre la France et la Russie après le lancement du premier emprunt russe sur la place de Paris[16]. Ce choix diplomatique contre-nature est dicté par les impératifs de la politique internationale. Cet accord est officialisé le 27 décembre 1893. L’alliance franco-russe est renforcée en 1912 et prévoit une alliance défensive entre les deux pays. La France bénéficie ainsi d’un allié de poids, notamment sur le plan démographique et stratégique, avec la possibilité d’un deuxième front à l’est de l’Allemagne, ou d’un front en Inde en cas de guerre avec l’Angleterre, tandis que l’empire tsariste peut moderniser l’économie et l’armée du pays grâce aux capitaux français (emprunts russes). Après l’incident de Fachoda en 1898 entre Français et Anglais, les deux États ont réglé leurs différends coloniaux. En 1904, inquiet des progrès économiques et commerciaux de l’Empire allemand et de la puissance acquise sur mer par la flotte allemande, le Royaume-Uni accepte enfin de sortir de son isolement. Théophile Delcassé, alors ministre des Affaires étrangères, réussit le rapprochement franco-anglais avec la signature de l’Entente cordiale en 1904[17]. Celle-ci n’est pas un traité d’alliance liant les deux pays, mais leur destin est de plus en plus imbriqué. Enfin, en 1907, à l’instigation de la France, le Royaume-Uni et la Russie règlent leurs contentieux en Asie en délimitant leurs zones d’influences respectives en Perse, en Afghanistan et en Chine. Ainsi naît la Triple-Entente.


Stratégies et course aux armements
Sur le plan stratégique, la Triple-Entente oblige le haut état-major allemand à élaborer un nouveau plan militaire entre 1898 et 1905. Contrainte de combattre sur deux fronts en cas de guerre, l’Allemagne choisit en conséquence de faire porter tous ses efforts sur une rapide victoire à l’ouest. Le plan Schlieffen (du nom du chef d’état-major allemand de 1891 à 1907) prévoit donc de mener une guerre éclair (Blitzkrieg) sur le front de l’Ouest, en France et en Belgique, alors qu’une petite partie des troupes allemandes et la totalité des troupes austro-hongroise garderaient le front de l’Est, qui ne serait pas directement menacé par la Russie à cause de la lenteur de la mobilisation. Avec ce plan, l’Allemagne pense défaire la France en six semaines. Mais il oblige les troupes du Reich à pénétrer en Belgique en violant sa neutralité afin de prendre les troupes françaises à revers dans un mouvement rapide, puis faire volte-face pour les encercler et les écraser. Une fois la victoire obtenue, les armées allemandes devaient se grouper sur la Russie et les anéantir. Ce plan élaboré oblige cependant l’Allemagne de Guillaume II à prendre l’initiative des opérations militaires. Ajoutons que dans le Reich, la psychose de l’encerclement est très présente. De son côté, la France a mis sur pied le plan XVII qui, respectant la neutralité belge, prévoit d’attaquer l’Allemagne par la Lorraine sur un terrain moins favorable que les plaines de Flandre.

Dans les deux camps, la course aux armements s’accélère et on assiste à une surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s’envolent. Ainsi, la France consacre en 1885 867 millions de francs-or à ses armées, alors que les dépenses civiles se montent à 1,239 milliard. Les fortifications frontalières (du moins à la fin du XIXe siècle), l’artillerie (le fameux canon de 75 de l’armée française), les flottes de guerre (le Dreadnought britannique) absorbent une bonne partie des crédits militaires. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays : en France, la durée du service militaire passe à 3 ans en 1913 pour pallier (dans une certaine mesure) l’infériorité numérique de la France face à l’Allemagne. En effet, si, en 1870, les deux pays avaient une population quasi-identique, en 1914 l’Allemagne a vu sa population croître de trois quarts pour s’établir à 67 millions en 1914, tandis que la France a à peine comblé la perte de l’Alsace-Lorraine, étant peuplée de 39 millions d’habitants.


Le début de la guerre

L’entrée en guerre
Le détonateur du processus diplomatique aboutissant à la guerre est le double assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et de son épouse morganatique Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par un étudiant nationaliste serbe de Bosnie, Gabriel Princip[18].

Les autorités autrichiennes soupçonnent immédiatement la Serbie voisine d’être à l’origine du crime. Le 5 juillet, l’Allemagne assure l’Autriche-Hongrie de son soutien et lui conseille la fermeté. Il semble au haut commandement allemand que jamais les chances d’un succès contre la Serbie, la Russie et la France ne seraient aussi favorables. Berlin pense que, manquant d’artillerie lourde, la France retiendra la Russie. Il y a risque de guerre, mais il semble limité. C’est la politique dite « du risque calculé » définie par le chancelier Bethmann-Hollweg. L’Allemagne ne croit pas à un soutien inconditionnel de la Russie aux Serbes. L’Autriche, quant à elle, compte profiter de l’occasion pour éliminer la Serbie en tant que puissance dans les Balkans[19].

Le 23 juillet, l’Autriche-Hongrie adresse un ultimatum en 10 points à la Serbie dans lequel elle exige que les autorités autrichiennes puissent enquêter en Serbie. Le lendemain, à l’issue du Conseil des ministres tenu sous la présidence du tsar à Krasnoïe-Sélo, la Russie ordonne la mobilisation générale pour les régions militaires d’Odessa, Kiev, Kazan, Moscou, ainsi que pour les flottes de la Baltique et de la mer Noire. Elle demande en outre aux autres régions de hâter les préparatifs de mobilisation générale[20]. La Serbie décrète la mobilisation générale le 25 et, au soir, déclare accepter tous les termes de l’ultimatum, hormis celui réclamant que des enquêteurs autrichiens se rendent en Serbie. Au même moment, l’Autriche rompt ses relations diplomatiques avec la Serbie et la Russie déclare sa « non-indifférence » dans le conflit. Le lendemain, l’Autriche ordonne une mobilisation partielle (contre la Serbie) pour le 28, jour où elle déclare la guerre à la Serbie. Le mécanisme des alliances se met en marche et aucun chef d’État ne l’arrête[21].

Le 29 juillet, la Russie déclare unilatéralement (en dehors de la concertation prévue par les accords militaires franco-russes) la mobilisation partielle contre l’Autriche-Hongrie. Le chancelier Bethmann-Hollweg se laisse alors jusqu’au 31 pour une réponse appropriée. Le 30, la Russie ordonne la mobilisation générale contre l’Allemagne. Le lendemain, l’Allemagne proclame « l’état de danger de guerre ». C’est aussi la mobilisation générale en Autriche pour le 4 août. En effet, le Kaiser Guillaume II demande à son cousin le Tsar Nicolas II de suspendre la mobilisation générale russe. Devant son refus, l’Allemagne adresse un ultimatum exigeant l’arrêt de sa mobilisation et l’engagement de ne pas soutenir la Serbie. Un autre est adressé à la France, lui demandant de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie. En France, Jean Jaurès, à la veille de dénoncer les manœuvres qu’il perçoit comme bellicistes du gouvernement, est assassiné à Paris par Raoul Villain le 31 juillet.

Le 1er août, à la suite de la réponse russe, l’Allemagne mobilise et déclare la guerre à la Russie. La France mobilise pour le 2 août. Le lendemain, l’Allemagne envahit le Luxembourg, pourtant neutre et adresse un ultimatum à la Belgique, elle aussi neutre, pour réclamer le libre passage de ses troupes. L’Italie déclare qu’elle restera neutre. Au même moment, l’Allemagne et l’Empire ottoman signent une alliance contre la Russie. Le 3 août, la Belgique rejette l’ultimatum allemand. L’Allemagne, qui doit prendre l’initiative militaire suivant le plan Schlieffen, déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts », puis déclare la guerre à la Belgique[22]. L’Angleterre déclare qu’elle garantit la neutralité de la Belgique. Le lendemain, les armées allemandes pénètrent en Belgique. Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l’Allemagne, lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le gouvernement de Londres ne reçoit aucune réponse, et déclare donc la guerre à l’Allemagne. Le Canada, l’Australie, l’Inde, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud (pays du Commonwealth) entrent automatiquement en guerre contre l’Allemagne. Le 6 août, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie aux côtés de l’Allemagne. Le 11, La France déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie, suivie par l’Angleterre le 13. Enfin, le 23 août, le Japon déclare la guerre à l’Allemagne.


La guerre du droit
Lorsque la mobilisation est décrétée le 1er août 1914, elle trouve une opinion marquée par la stupeur et la consternation, notamment dans le monde rural en pleine moisson[23]. L’idée d’une revanche contre l’Allemagne pour reprendre les provinces perdues s’est éloignée peu à peu des jeunes générations. Mais les mobilisés font preuve d’une véritable résolution devant cette guerre à entreprendre, la France fait figure d’agressée par l’Allemagne. Le patriotisme des combattants est donc un patriotisme défensif. De plus, beaucoup pensent que la guerre sera courte. Même si les moments d’enthousiasme sont une réalité, notamment à l’occasion du rassemblement des mobilisés dans les gares, on est loin de l’image d’Épinal d’un pays partant « la fleur au fusil » pour reconquérir au nom de la « revanche » les provinces d’Alsace –Lorraine perdues lors de la guerre de 1870-1871. Les Français ne sont pas moins décidés à se battre, comme en témoigne le nombre dérisoire de déserteurs, 1,5 % des mobilisés[24], et convaincus dans leur immense majorité de la légitimité de leur cause. En Allemagne et au Royaume-Uni se manifeste aussi un patriotisme sans faille[25]. Par contre, en Autriche-Hongrie, les Slaves ne veulent pas se battre pour un empereur qui les opprime. De même, en Russie, une opposition à la guerre se développe dans les milieux libéraux et révolutionnaires. Les socialistes russes sont divisés entre le ralliement à l’Union Sacrée, l’internationalisme, et le défaitisme.

Le président français Raymond Poincaré appelle à l’Union Sacrée. La Chambre et le Sénat votent les crédits de guerre à l’unanimité. Il en va de même au Reichstag où les députés sociaux-démocrates votent aussi à l’unanimité les crédits de guerre malgré leurs engagements contre la course aux armements. Au même moment, l’Union Sacrée se forme en Russie : la Douma vote des crédits de guerre.

Comme les armées commencent à s’affronter, les belligérants se lancent dans une lutte médiatique au moyen de publications sélectivement documentées, exhibant essentiellement des échanges diplomatiques. Le Livre Blanc des Allemands, bouclé en « l’espace d’une nuit », en contient ainsi trente-six. Le Livre Jaune français, achevé après trois mois de travail, en regroupe 164. Ils mesurent l’effort consenti par les gouvernements respectifs pour convaincre les opinions publiques et les peuples du bien-fondé de leurs actions. Ouvrages de propagande, ils présentent tous des « aménagements » qui trahissent les objectifs recherchés. Dans le Livre Blanc, des coupures éliminent ainsi tout ce qui pourrait bénéficier à la position russe. Le Livre Jaune représente une vaste « collection de falsifications » visant à dissimuler l’appui inconditionnel accordé à la Russie, lui garantissant un second front, et à prouver que cette dernière fut contrainte à la mobilisation générale par celle de l’Autriche-Hongrie. Il fournit la base sur laquelle le gouvernement français s’est appuyé pour formuler l’article 231 du traité de Versailles qui affirme l’exclusive responsabilité de l’Allemagne et de ses alliés. Ce « bon droit » posé par les vainqueurs ne fut pas accepté par les Allemands qui protestèrent ainsi : « La question des responsabilités ne saurait être tranchée unilatéralement par une des deux parties en cause, mais uniquement par une commission reconnue comme impartiale des deux côtés ». Il leur fut répondu que le document devait être signé tel quel, sinon les combats seraient repris. Cette clause, pas plus négociable que les autres mais justifiant les subséquentes réparations, fut ressentie comme une profonde humiliation.


Les responsabilités
Article détaillé : Kriegsschuldfrage.
La chronologie des évènements laisse voir combien la question des responsabilités reste entière. Ces dernières se trouvent de fait dispersées au fil des décisions. Rien dans cette succession n’était inéluctable. Déterminer des responsabilités, c’est nécessairement accorder un poids, une valeur, à chaque épisode, chaque décision :

le degré d’implication des services de l’État serbe, probablement à l’insu de ses dirigeants, dans la préparation et la réalisation de l’attentat ;
la négligence envers l’avertissement prononcé par l’ambassadeur serbe quant à une menace d’attentat ;
l’erreur de jugement du Kaiser lorsqu’il donne son appui conditionnel à l’Autriche-Hongrie, persuadé que la Russie n’interviendra pas ;
la dureté voulue de l’ultimatum austro-hongrois ;
le degré de pression que l’Allemagne a réellement mis sur l’Autriche-Hongrie pour négocier la condition rejetée par la Serbie sans faire perdre la face aux parties adverses ;
le degré de manœuvre, face aux pan slaves, du premier ministre serbe, si favorable à une bonne entente avec son voisin ;
le fait que le tsar n’a pas pu ou su s’opposer aux bellicistes de son gouvernement, ainsi que d’avoir accepté l’idée d’une mobilisation secrète, qui fut presque aussitôt connue des Allemands ;
le soutien inconditionnel accordé discrètement à la Russie par le gouvernement français, qui, ayant déjà refusé de soutenir la Russie lors des précédentes guerres balkaniques, craint que la Triple-Entente ne devienne une alliance creuse ;
son acceptation du non-respect du traité militaire qui lie les deux pays.
Ce qui favorise sans doute l’aspect inéluctable des événements est l’atmosphère belliqueuse ouvertement affichée par les opinions publiques. Le nationalisme exacerbé qui règne dans tous les pays européens a ainsi joué un grand rôle. En France, les sentiments revanchards à propos de l’Alsace-Lorraine excitent la haine à l’égard de l’« Allemand » (les dessins de Hansi en sont une illustration)[26]. De l’autre côté du Rhin, envisageant de devoir se battre sur deux fronts, le plan Schlieffen préconise que l’Allemagne frappe la première, ce qui la contraint à l’extrême vigilance envers la mobilisation des armées.

Ainsi, tous les pays étaient prêts à la guerre. On peut penser qu’une étincelle suffirait à mettre le feu à l’Europe. C’est la thèse que quelques historiens mettent en avant pour expliquer l’acceptation massive par les sociétés européennes du conflit, voire une résolution à combattre. C’est ce que l’on appelle le consentement patriotique[27].

En Allemagne, le consensus de longue date selon lequel ce pays était exempt de toute responsabilité dans le déclenchement de la guerre a été battu en brèche par les travaux d’un historien, Fritz Fischer, publiés à partie de 1961 dans Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale. Cette thèse iconoclaste, à l’origine d’une vaste polémique outre-Rhin, veut que la visée impériale (l’hégémonie européenne), associée à une stratégie incluant le conflit armé, aurait favorisé la déclaration de guerre de l’Autriche-Hongrie à la Serbie, à la satisfaction des élites politiques et militaires, ainsi que des mouvements pangermanistes[5]. C’est là le point de départ de la "Kriegschulfrage", question de la culpabilité de guerre, qui va longtemps empoisonner l’atmosphère [28].

À vrai dire, la thèse peut-être la plus exacte concernant la question de la responsabilité est celle du "Mécanisme" de l’historien français Jean-Baptiste Duroselle : par crainte qu’advienne une situation internationale défavorable à leurs intérêts nationaux, les États européens ont pris des décisions « pour le cas où », « plutôt que ». Duroselle résume, à partir de cette thèse, la situation en cinq points :

L’Allemagne entre en guerre pour ne pas risquer de perdre son allié austro-hongrois;
La France préfère entrer en guerre plutôt que de menacer la solidité de son alliance avec la Russie;
La Russie déclare la guerre afin d’éviter que de nouvelles populations slaves passent sous contrôle de l’empire austro-hongrois;
L’Angleterre, fidèle en cela à la politique qu’elle mène depuis 1793, préfère déclarer la guerre plutôt que de risquer de voir une grande puissance s’installer à Anvers;
L’Autriche-Hongrie préfère en finir avec la Serbie plutôt que d’être dissoute par les mouvements nationaux [29].

Forces en présence

Carte des forces en présence, en noir les Empires centraux (Triplice), en bleu les Alliés (Entente) et en gris les États neutres.
Les deux camps étaient équilibrés ; l’Alliance et l’Entente possédaient des effectifs pratiquement identiques. En 1918, la guerre concerne la plupart des pays du monde :

Les Alliés

Soldat français en 1914La France, malgré une population d’environ 39 millions d’habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d’active depuis l’adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans[30]. La mobilisation, terminée vers le 15 août, complète les effectifs. Les uniformes portés par les soldats français ressemblent singulièrement à ceux portés lors de la guerre de 1870 avec le fameux pantalon garance (rouge vif). Il était porté pas seulement par tradition, mais pour être vu de loin par l’artillerie, et donc pour éviter les pertes par tirs amis. En effet, la doctrine française de l’offensive s’appuyait sur le canon à tir rapide de 75, devant accompagner l’infanterie pour réduire les troupes adverses avant l’assaut.

Au début des hostilités, le Corps expéditionnaire britannique (British Expeditionary Force, BEF) n’est encore qu’en petit nombre (70 000 hommes) et ne joue qu’un rôle mineur dans le déroulement des opérations. Il est essentiellement composé de soldats professionnels bien entraînés, bien équipés et expérimentés. L’Angleterre peut également s’appuyer sur les millions de soldats venus de ses colonies (Indes, Kenya, Nigeria, etc.), et surtout des dominions : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Terre-Neuve.

Les armées russes sont énormes, et la France compte beaucoup sur elles pour diviser l’armée allemande ; mais ce nombre impressionnant de soldats (1 300 000 soldats d'active et 4 000 000 de réservistes[31]) masque le fait qu’il ne s’agit le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Le commandement russe se révèle lui-même médiocre.

Les empires centraux
L’Allemagne est bien plus peuplée (67 millions d’habitants), mais elle doit réserver une partie de ses forces au front de l’Est. La moyenne d’âge des soldats allemands est également inférieure à celle des Français. Au début de la guerre, l’Allemagne, contrairement à la France, n’a pas rappelé les classes d’âge élevé et dispose encore d’importantes réserves humaines : 870 000 hommes[32]. L’équipement du soldat allemand est généralement meilleur que celui du soldat français. En dehors de certains anachronismes comme le casque à pointe, il tient généralement compte de l’expérience acquise dans les conflits de la fin du XIXe siècle et le début du XXe.

La guerre de mouvement en 1914
Le front Ouest et la « Course à la Mer »

Plans de bataille des 2 états-majorsLe chef d’état-major allemand Helmut von Moltke applique le plan Schlieffen. Le 4 août, l’Allemagne envahit la Belgique et le Luxembourg. L’attaque éclair en Belgique au début du mois d’août ne rencontre guère d’obstacles. Les Allemands pénètrent en Belgique près d’Aix-la-Chapelle. Le roi Albert Ier lance un appel à la France et à la Grande-Bretagne. Le 8 août, les troupes françaises entrent à Mulhouse, qui tombe à nouveau aux mains des Allemands deux jours plus tard[33]. La percée en Lorraine, suivant le plan XVII, est un échec pour la France (Bataille de Lorraine des 19-20 août). En outre les IIIe et IVe armées se replient derrière la Meuse. De plus, les Allemands écrasent la résistance belge à Charleroi, le 23) et font reculer les forces franco-britanniques rencontrées sur la Sambre. Deux jours plus tard, les troupes allemandes entrent à Bruxelles[34]. Sur toute la ligne de front belge et luxembourgeoise, les Alliés reculent. Le plan Schlieffen se déroule selon les prévisions.

Les Britanniques, dirigés par le Général French, et les Français se replient précipitamment, mais en ordre, sur la Marne. Ils sont poursuivis par trois armées allemandes qui parviennent à franchir la rivière, mais ne peuvent isoler l’aile gauche franco-britannique. Joffre, général en chef de l’armée française, parvient à opérer un glissement des troupes vers l’ouest pour éviter la manœuvre de débordement et d’encerclement des armées allemandes. L’attaque de la capitale semble imminente : c’est pourquoi du 29 août-2 septembre, le gouvernement français quitte Paris et s’installe à Bordeaux, laissant la capitale sous le gouvernement militaire du général Gallieni. Le gouvernement civil exige des militaires que la capitale soit défendue et constitue une armée pour défendre Paris[35].

Mais Paris n’est pas le but des Allemands. Aussi pivotent-ils, toujours conformément au plan Schlieffen, en direction du Sud-Est pour encercler les armées françaises. Le 4 septembre, l’armée allemande occupe Reims, mais évite Paris en se dirigeant vers l’est. Le commandement voit là l’occasion d’attaquer les Allemands sur leur flanc. À l’appel de Joffre, l’armée française stoppe sa retraite le 6 septembre, fait demi-tour et repart à l’attaque. Des renforts sont envoyés de Paris grâce à la réquisition des taxis parisiens. C’est la Première bataille de la Marne (6-9 septembre)[36]. Après 4 jours de combats acharnés, les armées allemandes sont stoppées et reculent. Mais la bataille n’est pas décisive. Le haut commandement allemand a été affaibli par des divisions et les erreurs de Helmuth von Moltke. Croyant la victoire acquise à l’ouest, il a prélevé six corps d’armée le 25 août pour parer à une attaque des Russes, qui mobilisent plus vite que prévu pour soulager les Français. L’ensemble des forces allemandes se replie sur l’Aisne puis se fixe le long des Ardennes et de l’Argonne. En raison de l’échec du plan allemand et de la victoire française, Erich von Falkenhayn prend la tête de l’état-major allemand, le 14 septembre, en remplacement de von Moltke. Le 5 octobre, le conflit connaît ses premiers duels aérien près de Reims. En effet, un biplace Aviatik allemand est abattu à la carabine par les aviateurs français Frantz et Quénault.

Au nord-ouest du front, le 19 octobre, la « course à la mer » débute entre les armées allemande, française et britannique. Chaque camp cherche à déborder l’autre par le nord. Les Allemands souhaitent atteindre les ports de Dunkerque, de Boulogne et de Calais pour couper les Anglais de leurs bases d’approvisionnement. Mais il échouent à s’emparer des ports français de la Manche, grâce aux inondations provoquées par les Belges dans la région de l’Yser. Les Britanniques avancent jusqu’à Ypres, à l’extrémité sud-ouest de la Belgique. Après avoir pris Anvers le 10 octobre, les Allemands tentent une percée lors de la sanglante bataille des Flandres, en novembre, mais ils se heurtent à la résistance des troupes alliées commandées par Joffre. Le 27 octobre, les Allemands lancent une vaste offensive en Belgique déclenchée au nord, à l’est et au sud d’Ypres.

Le 3 novembre, l’Amirauté fait miner la mer du Nord déclarée « zone de guerre ». Le Royaume-Uni fait confiance en sa marine pour protéger le pays et établir un blocus économique. Il ne possède en effet qu’une armée de métier de 250 000 hommes dispersés à travers le monde dont 60 000 seulement sont prêts à partir pour la France.

En décembre, les armées alliées contre-attaquent sur toute la longueur du front allant de Nieuport à l’ouest jusqu’à Verdun à l’est, mais ne gagnent aucune victoire décisive[37]. La « mêlée des Flandres » marque la fin de la guerre de mouvement et des combats à découvert sur le front occidental, qui se stabilise sur près de 800 km, de la Suisse à la mer du Nord. À la fin de 1914, les deux camps creusent des tranchées.

Le front Est
Sur le front oriental, suivant les plans des Alliés, le tsar lance l’offensive en Prusse-Orientale le 17 août, plus tôt que prévu par les Allemands. En août, deux armées russes pénètrent en Prusse-Orientale et quatre autres envahissent la province autrichienne de Galicie après les victoires de Lemberg, en août et septembre. Face aux armées autrichiennes mal équipées, les armées russes avancent régulièrement. Elles s’emparent de Lvov (3 septembre) et de la Bucovine et repoussent les Autrichiens dans les Carpates, où le front se stabilise en novembre.

Face aux Allemands, les Russes remportent une victoire à Gumbinnen (19-20 août) sur les forces de la huitième armée allemande, inférieures en nombre. Ceux-ci sont sur le point d’évacuer la région lorsque des renforts commandés par le général Paul von Hindenburg remportent sur les Russes une victoire décisive à la bataille de Tannenberg (27-30 août 1914), confirmée lors de la bataille des lacs Mazures en Prusse-Orientale, le 15 septembre, ce qui oblige les Russes à battre en retraite vers leur frontière[38]. Les Allemands stoppent définitivement les offensives russes en Prusse (fin le 31 août). Le même jour, les Russes écrasent les Autrichiens lors de la bataille de Lemberg qui s’achève le 11 septembre. Le 20 octobre, au cours de la Bataille de la Vistule, les Allemands battent en retraite devant les Russes dans la boucle de la Vistule. Au début du mois de novembre, Hindenburg devient commandant en chef des armées allemandes sur le front Est.

Sur le front Sud-Est, les Autrichiens tentent à trois reprises d’envahir la Serbie, mais ils sont repoussés et subissent une défaite à Cer, le 24 août. Les Serbes reprennent Belgrade le 13 décembre. Et enfin, entre le 29 octobre-20 novembre, les Turcs bombardent les côtes russes de la mer Noire. L’Empire ottoman rejoint les Allemands et les Autrichiens dans la guerre.

Le conflit s’étend
Peu à peu, le conflit se mondialise.

Le Japon déclare la guerre à l’Allemagne le 23 août 1914 en tant qu’allié du Royaume-Uni, mais sa participation au conflit se limite à l’occupation des colonies allemandes de l’océan Pacifique (îles Marshall, Carolines et Mariannes ) et des concessions allemandes de Chine ( Shandong ). Il profite du conflit pour supplanter les grandes puissances européennes en Asie.
La Turquie entre en guerre contre les pays de l’Entente le 1er novembre 1914, en tant qu’alliée de l’Allemagne[39]. La motivation principale de la Turquie dans cette guerre est de combattre la Russie tsariste qui cherche à prendre le contrôle des Détroits.
L’Italie, bien que membre de la Triplice, déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie en mai 1915 après bien des hésitations. En août 1914, elle s’était prudemment déclarée neutre. Sollicitée par les deux camps, elle finit par pencher du côté des pays de l’Entente. En effet, par le traité secret de Londres d’avril 1915, la France et le Royaume-Uni lui promettent qu’une fois la victoire acquise, elle bénéficierait de larges compensations territoriales, à savoir : les terres irrédentistes mais aussi une zone d’influence en Asie Mineure et en Afrique.
La Bulgarie s’engage aux côtés des puissances centrales en octobre 1915, c’est-à-dire à un moment où celles-ci semblent l’emporter sur le front des Balkans. Elle vise la Macédoine serbe et la Dobroudja roumaine.
Le Portugal entre en guerre aux côtés de l’Entente en mars 1916 pour consolider sa position en Europe et préserver ses colonies, convoitées par l’Allemagne.
La Roumanie, bien liée à la Triple Alliance, déclare la guerre à l’Allemagne en août 1916, après la contre-offensive russe victorieuse sur le front oriental laissant espérer une défaite de l’Autriche-Hongrie. Elle revendique la Transylvanie hongroise.
En 1914, la Grèce reste neutre, puis elle rejoint l’Entente, en déclarant la guerre à la Bulgarie en novembre 1916, puis à l’Allemagne en juin 1917, après l’abdication et l’exil du roi Constantin.
Si on ajoute que les colonies participent à l’effort de guerre des métropoles, on voit que la guerre est vraiment mondiale. Les États-Unis ont déclaré la guerre à l’Allemagne le 6 avril 1917. Cette entrée en guerre, quoique tardive et malgré le retrait russe de la guerre suite à la révolution bolchévique, fut décisive.

Guerre de position et guerre d'usure
L’année 1915
Le front Ouest
L’année 1915 commence avec une innovation technique à l’Ouest. Le 19 janvier, un Zeppelin effectue le premier bombardement aérien de civils au Royaume-Uni ainsi que le 21 mars où ce même dirigeable bombarde Paris. Le 21 janvier, les Russes réalisent une offensive dans les Carpates et 3 jours plus tard, la flotte britannique ressort victorieuse de l’escadre allemande près du Dogger Bank . En février, les premiers avions armés d’une mitrailleuse, les Vickers FB, équipent une escadrille de chasse britannique du Royal Flying Corps. Le gouvernement allemand proclame «zone de guerre» les eaux territoriales britanniques et c’est le début de la guerre sous-marine. Le 1er mars, les Alliés étendent le blocus à la totalité des marchandises allemandes.

Au front, les deux armées adverses sont immobilisées face à face sur une ligne continue de 780 kilomètres, allant de la mer du Nord à la Suisse. Ainsi la guerre devient une guerre de position et de tranchées. Il s’agit en fait d’une guerre d’usure, qui met à l’épreuve tant les forces morales que matérielles des combattants. Pour soulager les Russes, qui doivent faire face à une grande offensive des puissances centrales, les Turcs étant également passés à l’attaque au Caucase, Français et Britanniques lancent assaut sur assaut en Artois, puis en Champagne, le 16 février. Quatre jours plus tard, Reims est bombardée par les Allemands. Enfin, le 16 mars, la bataille de Champagne est terminée : la tentative de percée française est un échec. Ces offensives de 1915 réussissent à bousculer quelque peu les dispositifs allemands au prix de pertes effroyables. Le haut-commandement allié déplore l’insuffisance des moyens d’attaque et particulièrement en artillerie lourde, domaine dans lequel l’Allemagne possède une supériorité incontestable depuis le début de la guerre.
Un blessé à l’ypériteLe 22 avril, une nouvelle arme apparait: les gaz asphyxiants (ypérite) qui sont utilisés à Strenstraate et à Ypres par les Allemands[40]. L’effet est immédiat et foudroyant. Mais jamais les Allemands ni les Alliés, qui l’essaient à leur tour, ne procèdent à une utilisation systématique. Contrôlant mal le mouvement des vents, les uns et les autres avaient peur que les nappes ne se retournent, et les soldats ne sont pas équipés pour occuper les zones infectées. Aussi, l’emploi des gaz ne permit jamais de remporter plus qu’un succès local.

Les 11 mars et 10 avril, les gouvernements britanniques et français donnent leur accord sur le principe d’une annexion de Constantinople par la Russie[41]. Deux semaines plus tard, le 24 avril, plus de 600 intellectuels arméniens de Constantinople sont arrêtés et déportés par les Jeunes-Turcs (date considérée symboliquement comme marquant le début du génocide arménien).

Au même moment, l’expédition de Gallipoli est un échec qui coûte la vie à plus de 200 000 soldats britanniques sur 400 000 engagés, provenant pour la plupart du Commonwealth (fin en juillet) et le 26, le traité secret de Londres entre les membres de l’Entente est signé et l’Italie s’engage à entrer en guerre contre les Empires centraux dans un délai d’un mois. Les Alliés acceptent les revendications du 9 mars. Pour la première fois de la guerre, les pays en guerre vont mobiliser toutes leurs ressources, humaines, économiques, financières, dans la conduite d’un conflit total.

L’organisation en armées, corps d’armée, division, brigade, régiment, bataillon, compagnie, section, escouade est relativement similaire dans les deux camps. La dotation et la répartition en matériel et en armes sont pratiquement identiques. Toutefois, la France a privilégié l’offensive et possède une artillerie plus légère fondée, notamment, sur le canon de 75 Modèle 1897 afin de favoriser les mouvements. L’Allemagne possède une artillerie plus lourde et à plus longue portée, favorisée notamment par ses capacités de production et capable de mener des combats plus défensifs. Ces choix ont une importance non négligeable au début de la guerre et la différence n’est comblée qu’au début de 1916.

Le front russe
Après la stabilisation des fronts, les Allemands reprennent l’initiative, cette fois en attaquant à l’est. Le 7 février, les Allemands lancent une offensive au sud-est des lacs de Mazurie, dirigée par Hindenburg. Les Russes sont encerclés et se replient sur le Niémen. Les Allemands remportent des succès spectaculaires, occupant toute la Pologne, la Lituanie et une partie de la Lettonie. Faute de munitions et d’artillerie lourde, les Russes n’ont pu tenir tête ; ils perdent près de deux millions d’hommes, une catastrophe qui, à long terme, ébranle le régime. Il n’en paraît pourtant rien puisque les Russes se replient en bon ordre sur des positions retranchées.

Les autres fronts

Troupes britanniques lors du débarquement à GallipoliAu lieu de se heurter au gros des troupes ennemies là où elles étaient bien organisées, installées dans un réseau savant de tranchées, l’état-major des Alliés décide de porter ses coups sur des points de défense allemande plus vulnérables auprès de l’allié turc. Le 25 avril 1915, un corps expéditionnaire allié débarque aux Dardanelles[42]. Le contrôle des Détroits permettrait à la France et au Royaume-Uni de ravitailler la Russie et d’encercler les Empires centraux. Cette idée, défendue notamment par le chef de l’Amirauté britannique, Winston Churchill, débouche sur un débarquement à Gallipoli de troupes essentiellement constituées d’Australiens et de Néo-Zélandais. Malgré le courage des soldats de l’ANZAC (Australia and New Zealand Army Corps), les Alliés ne parviennent pas à pénétrer par surprise dans l’Empire ottoman et échouent dans leurs offensives successives. L’entreprise coûte 145 000 hommes aux Alliés et elle est un échec total. Les rescapés sont débarqués à Salonique, au mépris de la neutralité grecque pour aider les Serbes menacés par les puissances centrales. Le corps expéditionnaire constitue l’Armée d'Orient. Cette armée soutient ensuite les Serbes et participe à l’effondrement de l’empire austro-hongrois en 1918.

Le colonel Lawrence, dit Lawrence d’Arabie, fomente pour le compte des Britanniques le soulèvement des tribus arabes pour gêner les Ottomans[43].
Avec l’aide bulgare, les coalisés réussissent à occuper toute la Serbie, contraignant l’armée royale à traverser le pays pour trouver refuge à Corfou.
Les tentatives de paix
L’on peut distinguer en 1915 deux tentatives de ramener la paix sur le continent européen :

La tentative chrétienne et humaniste qui émane des trois B (Aristide Briand, le pape Benoît XV et le duc de Bourbon-Parme)[44].
La tentative socialiste issue de la conférence de Zimmerwald qui réuni la plupart des personnalités pacifistes de gauche (Romain Rolland, Lénine, Rosa Luxembourg)[45].
Dans les deux cas, on appelle à une paix blanche, sans vainqueurs ni vaincus. Mais les États se sont trop profondément engagés dans la guerre pour accepter une telle résolution du conflit.

L’année 1916
Le front ouest
Au début de l’année 1916, le commandement allemand décide d’user complètement l’armée française en l’obligeant à s’engager à fond. Il choisit d’attaquer Verdun, un pivot du front fortifié que les Français voudront défendre coûte que coûte[46]. Le site offre la possibilité d’attaquer les lignes françaises de trois côtés. De plus, l’armée allemande bénéficie, contrairement aux Français, de nombreuses voies ferrées qui facilitent les approvisionnements en matériel et en hommes. Enfin, les manœuvres d’approche peuvent se dérouler dans une relative discrétion à l’abri du manteau forestier. Dans l’esprit du haut commandement allemand, « il ne s’agissait pas essentiellement de prendre Verdun [...], mais de fixer les forces françaises, de les attirer sur ce champ de bataille qu’elles défendraient pied à pied [...], de saigner à blanc l’armée française grâce à la supériorité en artillerie ». Exsangue, l’armée française serait incapable de mener à bien l’offensive prévue sur la Somme. Le lundi 21 février, après une courte mais violente préparation d’artillerie, le commandement lance une attaque avec trois corps d’armée. Les deux divisions françaises qui défendent les seize kilomètres de la première ligne sont submergées. Très vite, le commandant de la IIe Armée, Philippe Pétain, organise la riposte. Il met en place une liaison avec Bar-le-Duc, à l’arrière. En 24 heures, 6.000 camions montent vers le front en empruntant cette «Voie sacrée». L’assaut allemand est repoussé et la brèche colmatée. Mais les attaques vont se renouveler pendant plusieurs mois, sans cesse contenues. Le 6 mars, les Allemands lancent une nouvelle attaque à Mort-Homme. «On les aura !» écrit Pétain dans le célèbre ordre du jour du 10 avril. Il obtient que ses troupes soient régulièrement renouvelées avant qu’elles ne soient trop éprouvées. C’est «le tourniquet», où toute l’armée française connait l’enfer de Verdun. Le déclenchement de l’offensive de la Somme en juillet et une nouvelle offensive des Russes sur le front oriental obligent les Allemands à relâcher leur pression sur Verdun. En décembre, Mangin reprend les forts perdus. Près de sept cent mille combattants français ou allemands sont morts sur ce champ de bataille[47].

Entre le 1er juillet et 18 novembre 1916 a lieu la bataille de la Somme[48]. Les troupes anglaises et françaises attaquent et tentent de percer les lignes de défense fortifiées allemandes au nord de la Somme sur une ligne nord-sud de 45 km. L’offensive est précédée par une intense préparation d’artillerie. Pendant une semaine, 1,6 million d’obus tombent sur les lignes allemandes. Les Alliés sont persuadés d’avoir liquidé toute résistance du côté ennemi. L’offensive de la Somme, au départ offensive de rupture, se transforme progressivement en une guerre d’usure. La plupart des soldats anglais sont des engagés volontaires qui n’ont aucune expérience du feu. Dès les premières minutes, ils succombent en grand nombre dans les barbelés qui séparent les ennemis. Les soldats des deux bords ont l’impression de vivre en enfer. Les débauches d’artillerie empêchent toute percée d’aboutir. Les soldats combattent souvent pour quelques mètres et n’arrivent pas à percer les tranchées ennemies protégées par un tir nourri d’artillerie et des lignes de barbelés. Le bilan de la bataille de la Somme est très lourd. 650 000 alliés, principalement des Britanniques, et 580 000 hommes du côté allemand sont hors de combat, tués, blessés ou disparus. Les troupes alliées n’avancent que de 13 km sur un front de 35 km de long.

Le front Est
L’année 1917
Le front Ouest
1917 connaît une crise qui affecte tous les secteurs. Malgré les échecs des batailles de Verdun et de la Somme, le général Nivelle élabore un nouveau plan d’attaque frontale qui doit être le dernier. Il choisit un secteur situé entre Reims et Soissons : Le Chemin des Dames, qu’il estime mal défendu[49]. Pendant six semaines, de début avril à la mi-mai, des assauts successifs tentent de conquérir ce site. Pendant le premier assaut, 40 000 Français tombent sous le feu infranchissable des mitrailleuses allemandes. Il est vrai que l’attaque n’avait rien d’une surprise. Les Allemands avaient appris par des prisonniers la prochaine offensive contre leur site et avaient grandement amélioré leurs positions en plaçant davantage de mitrailleuses, en construisant des souterrains de protection, des abris souterrains à 10 ou 15 m de profondeur. En tout 270 000 soldats périssent. L’échec de l’offensive du Chemin des Dames a pour conséquence immédiate les mutineries[50], qui ne sont pas un « refus de se battre, mais d’une certaine façon de se battre »[51]. Il est à noter que parmi les 40 000 mutins, il n’y pas de désertion, ni de fraternisation avec l’ennemi. Les mutins restent dans leur cantonnement et refusent de monter en ligne. Ils insultent les officiers qu’ils jugent incompétents. Les mutins sont punis avec une relative modération par Pétain, devenu le général en chef des armées françaises à la place de Nivelle. Il y a 629 condamnations à mort et finalement 75 exécutions. Pétain tente de mettre fin au mécontentement des soldats en améliorant leur vie quotidienne par le repos, la nourriture et le rythme des permissions[52]. Il décide aussi de ne plus lancer les hommes à l’attaque tant qu’il ne disposerait pas d’une supériorité absolue en matériel. En effet, l’entrée en guerre des Américains aux côtés des alliés français et britanniques en avril 1917 laisse espérer un retournement de la situation. Toutefois, le commandement français n’ose plus lancer les hommes à l’attaque tant qu’il ne dispose pas d’une supériorité absolue en matériel grâce aux Américains et aux tanks. Pourtant, impatient de remporter un succès qui lui soit propre, l’état-major anglais lance une offensive à Passchendaele, dans les Flandres, à l’automne 1917. Il réussit seulement à mener à une mort inutile plusieurs centaines de milliers de Britanniques et d’Allemands.

En mars 1917, l’état-major impérial allemand prend la décision stratégique de reculer le front plus au nord, sur la ligne dite « Hindenburg », et fait évacuer toutes ses armées des positions occupées depuis 1914 dans le secteur de l’Aisne. Ils dynamitent systématiquement les édifices emblématiques des villes et villages auparavant occupés. Ainsi disparaissent notamment les forteresses de Ham (Somme), située non loin de là, et de Coucy (27 mars 1917). Ce recul permet de raccourcir le front et d’économiser les forces nécessaires à sa défense. Les seules offensives alliées victorieuses de 1917 ont lieu autour d’Arras et d’Ypres en avril et juin 1917, lorsque les troupes britanniques et du Commonwealth prennent quelques villages aux Allemands. La prise de Vimy par les Canadiens le 9 avril 1917 est devenu un symbole de la force du Canada et de la capacité des Canadiens de gagner un objectif sans l’aide des Britanniques.

Sur le front italien, les forces italiennes et autrichiennes s’affrontent sans résultat depuis deux ans et demi sur le front d’Isonzo au nord-ouest de Trieste. Le 14 octobre 1917, lors de la bataille de Caporetto, les soldats italiens reculent devant une offensive austro-allemande. Plus de 600 000 soldats italiens, fatigués et démoralisés, désertent ou se rendent. L’Italie vit sous la menace d’une défaite militaire totale. Mais le 7 novembre, la ligne de front italienne est enfin stabilisée sur le fleuve Piave, à environ 110 kilomètres du front d’Isonzo. La défaite italienne de Caporetto incite la France et la Grande-Bretagne à envoyer des renforts et à mettre en place le Conseil suprême de guerre pour coordonner les efforts de guerre des Alliés.

La guerre sous-marine
En 1917, sous la pression des militaires, et notamment de l’amiral Tirpitz[53], le Kaiser se décide à pratiquer la guerre sous-marine à outrance, c’est-à-dire couler tous les navires se rendant en Grande-Bretagne, même les neutres. Les Allemands espèrent ainsi étouffer l’économie britannique et la contraindre à se retirer du conflit. En avril 1917, les sous-marins allemands ont déjà coulé 847 000 tonnes[54], soit l’équivalent du quart de la flotte commerciale française. Toutefois, l’organisation de convois sous la protection de la marine anglaise et le dragage des mines réussissent à émousser l’arme sous-marine. En fin de compte, au lieu de faire baisser pavillon à l’Angleterre et de terroriser les neutres, la guerre sous-marine à outrance provoque l’intervention américaine.

De plus, la Grande-Bretagne demande l’aide du Japon. Le croiseur Akashi et huit destroyers sont envoyés à Malte, chiffre qui est porté par la suite à 17 navires, sans compter les navires à commandement mixte. Cette flotte d’escorte et de soutien protège les convois alliés en Méditerranée et permet aux troupes alliées d’être acheminées d’Égypte vers Salonique et Marseille, pour prendre part à la grande offensive de 1918. Le destroyer Matsu a sauvé plus de trois mille soldats et membres d’équipage du navire de transport Transylvania, torpillé au large des côtes françaises. En tout, le Japon a escorté 788 bateaux en Méditerranée, dont 700 000 hommes de troupes du Commonwealth britannique.

Entrée en guerre des États-Unis
Article détaillé : Participation des États-Unis à la Première Guerre mondiale.
En août 1914, les États-Unis, très isolationnistes, restent neutres malgré les liens privilégiés avec des pays de l’Entente, en particulier le Royaume-Uni. Le blocus imposé par la flotte des pays de l’Entente met quasiment fin aux échanges entre les États-Unis et l’Allemagne. Dans le même temps, les liens financiers et commerciaux entre les États-Unis et les pays de l’Entente ne cessent de croître. Le torpillage du paquebot britannique Lusitania le 7 mai 1915, a tué 128 ressortissants américains, ce qui émeut l’opinion américaine et la fait basculer en faveur de la guerre. Les maladresses de la diplomatie allemande aident son revirement : en janvier 1917, le ministre-conseiller Zimmermann n’hésite pas à promettre au Mexique l’alliance de l’Allemagne contre les États-Unis avec, pour salaire de la victoire, le retour des provinces perdues (Texas, Arizona, Nouveau-Mexique)[55]. Cette intervention du Kaiser dans les affaires américaines suscite l’indignation. Le congrès américain décide l’entrée en guerre contre les empires centraux. Le président Woodrow Wilson fixe dès janvier 1918 ses objectifs de paix. Plusieurs pays d’Amérique latine s’engagent aussi dans le conflit aux côtés de l’Entente.


Affiche de recrutement pour l’U.S. Army.
Un soldat américain avec son équipement.Comme le Royaume-Uni, les États-Unis disposent uniquement d’une armée de métier. Ainsi, lorsque la proposition de guerre du président Wilson devant le Congrès le 2 avril est acceptée, et que les États-Unis entrent en guerre le 6, le président américain doit compter majoritairement sur la base du volontariat pour constituer la force de 1,2 million d’hommes qui n’arrivera en France qu’à partir du mois d’octobre 1917. C’est la fameuse campagne d’affichage ayant pour symbole l’Oncle Sam pointant son index vers le lecteur. Le corps militaire américain, lorsqu’il établit ses premiers campements autour de Nantes et de La Rochelle en octobre 1917, surprend l’opinion française par sa modernité et surtout par son humanité à l’égard des hommes du rang (cas des douches qui contraste fortement avec la situation des poilus et des camps français très sobres et modestes). L’uniforme américain est vert, complété par un casque en forme de cercle tout comme le modèle anglais. C’est enfin une armée qui contribuera grandement à la victoire sur les Empires centraux, puisque lorsque la contre-attaque générale est lancée par le maréchal Foch en 1918, les GI ne représentent pas moins de 31 % des forces combattantes alliées. Au total, 2 millions de militaires américains seront en Europe au moment de l’armistice.

Le front Est
La Russie ne peut pas soutenir une guerre contre un ennemi mieux équipé et mieux organisé. L’effort que demande une guerre, production industrielle et agricole accrue, engendre un rationnement de la population et des troubles sociaux. Au début de l’année 1917, la Russie est épuisée, les désertions se multiplient et les villes connaissent des troubles d’approvisionnement qui rendent la situation explosive. Il suffit de peu pour que tout éclate. En mars 1917, une première révolution éclate. Elle porte au pouvoir la bourgeoisie libérale qui entend continuer la guerre alors que les soviets, de plus en plus influents, exigent la paix . Mais la Russie n’est plus une force d’attaque et les Alliés craignent une intensification de l’effort allemand à l’ouest. En octobre, Lénine organise la seconde révolution et lance des pourparlers de paix amenant à l’armistice en décembre.

Dans l’Empire ottoman
Le ministre des Affaires étrangères britannique, Lord Arthur Balfour, promet l’établissement d’un État juif en Palestine pour obtenir la méthode de fabrication de l’acétone et motiver les Juifs américains à soutenir l’entrée en guerre des États-Unis[56]. La même année, les Britanniques attaquent la Palestine, dont ils gardent le contrôle jusqu’en 1947. De nombreux Juifs s’y installent après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.

1918, la fin de la guerre
Début 1918, les Alliés perdent un front avec la sortie du conflit de la Russie. La Russie bolchevique signe le traité de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. L’Allemagne reçoit un train d’or (le contenu de celui-ci est confisqué à l’Allemagne par le traité de Versailles), occupe la Pologne, l’Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitent aussi de cette défection pour envoyer d’importants renforts sur le front ouest et tenter d’obtenir une victoire rapide avant l’arrivée effective des Américains. C’est le retour de la guerre de mouvement.


Territoire occupé par les puissances centrales après le traité de Brest-LitovskLe front ouest
Le haut commandement allemand (Maréchal Hindenburg et Quartier maître général Erich Ludendorff) sait qu’il dispose d’un délai de quelques mois — jusqu’à juin-juillet 1918 — pour remporter une victoire décisive sur les troupes alliées. Renforcés par les troupes venant du front est, et souhaitant forcer la décision avant l’arrivée des troupes américaines, les Allemands mettent toutes leurs forces dans d’ultimes offensives à l’ouest. Le commandement allemand décide de lancer une série de coups de boutoir contre les Anglais, particulièrement éprouvés depuis Passchendaele. Ils portent l’effort à la jonction du front français : connaissant la mésentente entre Haig et Pétain, ils espéraient en jouer. Il s’en faut de peu que les lignes anglaises ne soient emportées lors de l’offensive du 21 mars, dans la région de Saint-Quentin[57]. Pétain n’envoie pas de renforts et il faut l’autorité de Clemenceau et de Foch pour amener Fayolle au secours des Anglais et sauver la situation. Une offensive contre les Français, le 27 mai, au Chemin des Dames, amène l’armée allemande à la hauteur de Reims et de Soissons, soit une avancée de 60 kilomètres.

Paris est de nouveau à la portée des canons allemands à longue portée. Pourtant, la rupture décisive du front allié n’étant pas atteinte, le haut commandement allemand envisage alors un ultime effort et souhaite le diriger à l’encontre des troupes britanniques, réputées plus affaiblies afin de les rejeter à la mer en les coupant de l’armée française. Cette offensive doit être précédée par une offensive contre l’armée française afin d’immobiliser les réserves de celle-ci pour l’empêcher de secourir ensuite l’armée britannique. Lancée le 15 juillet 1918 par les troupes allemandes en Champagne, cette offensive préliminaire de « diversion » permet de mettre en œuvre pour la première fois à cette échelle la tactique de la zone défensive (formalisée par le général Pétain depuis près d’une année) qui va permettre de faire échec aux visées allemandes. Les troupes allemandes pénètrent en effet les premières lignes françaises, dont les forces organisées en profondeur, avec des môles de résistance, opposent un feu meurtrier. La progression des troupes allemandes est importante, et elles franchissent la Marne (seconde bataille de la Marne après celle de septembre 1914). Aventurées très au Sud et disposées en pointe sans se prémunir contre des attaques sur ses flancs, les troupes allemandes sont bousculées par la contre-attaque française dans la région de Villers-Cotterêts, entamée le 18 juillet 1918[58]. Les résultats de cette contre-attaque sont dévastateurs pour ces troupes allemandes qui doivent refluer vers le Nord en évitant de justesse l’encerclement.

À compter de cette date, l’armée allemande n’est plus jamais en mesure d’engager une action offensive, l’initiative étant désormais dans le seul camp des Alliés qui vont engager dans les mois suivants des contre-attaques permettant de regagner le terrain perdu au cours du printemps 1918 puis des contre-offensives majeures. La grande offensive victorieuse a lieu le 8 août 1918[59]. Les soldats canadiens, soutenus par les Australiens, les Français et les Britanniques, lancent une attaque en Picardie et enfoncent les lignes allemandes. Plus au sud, les soldats américains et français se lancent aussi dans l'offensive Meuse-Argonne victorieuses. Pour la première fois, des milliers de soldats allemands se rendent sans combat. Les troupes allemandes ne peuvent résister aux armées alliées maintenant coordonnées par le général Foch. Ces dernières sont renforcées chaque jour davantage par le matériel et les soldats américains, par les premiers chars Renault FT-17 et par une supériorité navale et aérienne.

Les fronts orientaux
L’armistice est demandée par les Bulgares, le 26 septembre. L’armée turque est anéantie par les Anglais lors de la bataille de Megiddo.

La défaite des empires centraux
Les généraux allemands, conscients de la défaite de l’Allemagne à terme, ne songent plus qu’à hâter la conclusion de l’armistice. Ils voudraient le signer avant que l’adversaire ne mesure sa victoire avec exactitude, avant qu’il ait reconquis le territoire français. L’armée austro-hongroise, démoralisée par la désertion de nombreux contingents slaves, est vaincue à Vittorio Veneto, le 25 octobre. Charles Ier demande l’armistice de Villa Giusti, puis abandonne son trône. En Allemagne, Guillaume II refuse d’abdiquer, ce qui entraine des manifestations en faveur de la paix. Le 3 novembre, des mutineries éclatent à Kiel : les marins refusent de livrer une bataille « pour l’honneur ». La vague révolutionnaire gagne toute l’Allemagne. Le 9 novembre, Guillaume II est contraint d’abdiquer. Le gouvernement de la nouvelle République allemande signe l’armistice de Rethondes le 11 novembre 1918 dans le wagon de l'armistice alors que les troupes canadiennes lancent la dernière offensive de la guerre en attaquant Mons, en Belgique. Ainsi, les Allemands n’ont pas la guerre sur leur territoire ; ayant campé pendant quatre ans en terre ennemie, ils imaginent mal qu’ils sont vraiment vaincus.

Les clauses de l’armistice leur paraissent d’autant plus dures : reddition de la flotte de guerre, évacuation de la rive gauche du Rhin, livraison de 5 000 canons et 30 000 mitrailleuses... Pourtant, en comparaison des dévastations causées en territoire ennemi, elles n’affaiblissent que très peu la puissance allemande. En 1918, la force d’une nation réside dans la puiss

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Marie1Jolie
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Message Posté le : Ven 18 Juil 2008, 08:42 Répondre en citant

[rainbow]Je suis en train d'écrire un roman chez moi.

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Message Posté le : Ven 18 Juil 2008, 09:14 Répondre en citant

[b]Pourquoi on a toujour des jeu ? Y a toujour quel qu'un pour poser la question (en l'occurence moi XD), si si, c'est psycologique :
Le ''jeu'' viens du mot anglais play....Si j'vous l'dit...
Vous me croyer pas ? Bon j'explique tout Mr. red
Installer vous confortablement sa va durer longtemps Mr. red
Qui a dit que lest petit mot n'avait pas de grande histoire ?
ON va commencer par le définition dans le ditionnaire ^^

[b]Jeu, jeux
: subst. m.
-Activité non utilitaire que l'on pratique pour s'amuser
- Activitité codifiée par des règle : Jeu de cartes.
- Maniére de jouer, d'agir : façon dont un acteur interprete son rôle.
-Ensemble de jeu de hasard, d'argent
-Série d'objet : Un jeu de clefs.
-Espace entre deux objets faciliant le mouvement.

Bon on a s'interrerser au - numéros...1,2,4 et c'est tout...

1 ? Un jeu amusant, hein... C'est simple, non ? Quand vous avec votre soeur ou frère et que vous avez tellement envie XD....
2 ? Qui a dit que les jeux n'avait pas de règles ? Moi je sais pas mais bon XD
4 ? Et oui, le jeu du hasard, vous connaiser ? Moi non plus XD ! Bon les jeux d'argent tout le monde connait, hein ? Vouvoulez quand mais me pas que j'explique =_=' ?

Tant mieu j'ai pas le courage d'écrite ^^'

Nan ta dit nan è_é, mettez le dort lui è_é
Bon bon bon, on fesait quoi déjà...
Ah oui, la culture des bégonias.... X3
Dans le dicionnaire (J'vais me marier avec =_=)
Quelqu'un a vu mon dicitionnaire ?
Je laisez tomber, tros complexe pour moi =_=

Si vous voulez j'vous apprend a écrit en coleur
[/b][/b]

Vous en penser quoi ? Sérieu? Ca change du...
Eyh ! Retrouver mon dico' ^^
J'était assie deçu =_=
...
Haaannn c'est le chat >.<
Vais me faire tuer =_=

Viva Italia Mad
Ecrit Ecrit Ecrit Mad
*Les gardiens vienne la cherhcer*
Pas moi qui est voler le chat
Mad

FIN XD


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Message Posté le : Lun 21 Juil 2008, 17:05 Répondre en citant

je veux être prof de français alors je commence à "créer" mes cours pour plus
tards...je te donne le 1er truc qui me viens


Les règles de formation du féminin des adjectifs sont analogues à celles qui régissent ce phénomène chez les noms. On forme donc le féminin de l'adjectif en ajoutant un « e » au masculin :

Petit / petite ; grand / grande ; fin / fine ; étonnant / étonnante ; poli / polie…
* En conséquence, si au masculin l'adjectif est déjà terminé par un « -e », il ne change pas au féminin :

Aimable, bilingue, calme, électrique, habile, honnête, mauve, tendre, utile…
* On notera par ailleurs, que la syllabe finale est susceptible d'être modifiée :

1. Les consonnes finales muettes au masculin peuvent se prononcer au féminin à la faveur de l'ajout du « e » :

Petit / petite ; grand / grande ; étonnant / étonnante ; gris / grise…

2. Plus généralement, la prononciation de la syllabe finale peut être modifiée à la faveur de l'ajout du « e » :

Brun / brune ; fin / fine ; opportun /opportune ; persan / persane…

3. Les adjectifs en « -er », forment leur féminin en « -ère » :

Amer / amère ; cher / chère ; entier / entière ; fier / fière ; léger / légère ; printanier / printanière…

4. Aménagements divers :

Aigu / aiguë [aigüe] ; long / longue ; oblong / oblongue ; touareg / touarègue…

* Ce principe nous permettra d'opérer une triple distinction entre les adjectifs manifestant l'opposition des genres :

à l'écrit : adjectifs terminés au masculin par une voyelle (ex : joli / jolie) ;
à l'oral et à l'écrit : adjectifs terminés par une consonne (ex : petit / petite) ;
ni à l'oral ni à l'écrit : adjectifs terminés par « -e » (ex : utile) ou obtenus par dérivation impropre (ex : marron, bien). On dit de ces adjectifs qu'ils sont épicènes.

Adjectifs terminés par une voyelle: ( mal aux doigts!!)

Les adjectifs terminés par une voyelle forment généralement leur féminin par l'ajout d'un « e » muet :

Joli / jolie ; pointu / pointue ; poli / polie ; flou / floue ; vrai / vraie…

Exceptions :
* Quelques adjectifs en « -eau » forment leur féminin en « -elle » :
Beau / belle ; jumeau / jumelle ; nouveau / nouvelle ;

* Deux adjectifs en « -ou », forment leur féminin en « -olle » :

Fou / folle ; mou / molle.

* Quelques adjectifs forment leur féminin en « -te » :

Coi / coite ; favori / favorite ; rigolo / rigolote…

* Divers :

Andalou / andalouse ; bêta / bêtasse ; esquimau / esquimaude ; hébreu / hébraïque ; maître / maîtresse [maitre / maitresse] ; traître / traîtresse [traitre / traitresse]…

Redoublement de la consonne finale( très mal aux doigts!!!!)

Lorsqu'au masculin l'adjectif est terminé par une consonne, celle-ci est souvent doublée au féminin.

Qualificatifs en -L
Les adjectifs en « -l », forment généralement leur féminin en « -lle » :

Cruel / cruelle ; gentil / gentille ; mortel / mortelle ; nul / nulle ; pareil / pareille ; visuel / visuelle…

Qualificatifs en -N (tres tres mal aux doigts)

Les adjectifs en « -n », forment généralement leur féminin en « -nne » :

Ancien / ancienne ; bon / bonne ; chrétien / chrétienne ; mignon / mignonne ; paysan / paysanne ; con / conne

* Cependant, les adjectifs en « -ain », en « -ein », en « -in », en « -un », ainsi que la plupart des autres adjectifs en « -an », forment généralement leur féminin en « -ne » :

Commun / commune ; hautain / hautaine ; persan / persane ; plein / pleine ; voisin / voisine…

Qualificatifs en -ET
Les adjectifs en « -et », forment généralement leur féminin en « -ette », mais les suivants (complet, concret, désuet, discret, incomplet, indiscret, inquiet, replet, secret.) forment leur féminin en « -ète » :

Une personne coquette, mais discrète.

Qualificatifs en -OT et en -AT

Quelques adjectifs en « -ot », forment leur féminin en « -otte » :

Boulot / boulotte ; pâlot / pâlotte ; sot / sotte ; vieillot / vieillotte…

* Tous les autres, ainsi que ceux en « -at », forment respectivement leur féminin en « -ote » ou « -ate » :

Bigot / bigote ; délicat / délicate ; falot / falote ; huguenot / huguenote ; idiot / idiote ; mat / mate…

Qualificatifs en -S
Quelques adjectifs en « -s », forment leur féminin en « -sse » :

Bas / basse ; épais / épaisse ; gras / grasse ; gros / grosse ; las / lasse ; métis / métisse...

* Tous les autres forment leur féminin en « -se » :

Clos / close ; gris / grise ; niais / niaise ; précis / précise ; ras / rase…

* Sauf :

Frais / fraîche [fraiche].

Changement de la consonne finale *COMMENCE A EN AVOIR PLEIN LE CUL*

Qualificatifs en -EUR

Les qualificatifs en « -eur » peuvent avoir plusieurs types de terminaisons au féminin :

* Lorsqu'ils dérivent d'un verbe français (on doit pouvoir faire correspondre le participe présent en remplaçant « -eur » par « -ant »), ils font leur féminin en « -euse » :

Chasseur / chasseuse ; flatteur / flatteuse ; rieur / rieuse ; trompeur / trompeuse, etc.

- Quelques exceptions en « -trice » :

Editeur / éditrice ; émetteur / émettrice ; exécuteur / exécutrice ; persécuteur / persécutrice…

- Trois exceptions en « -eresse » :

Chasseur / chasseresse ; enchanteur / enchanteresse ; vengeur / vengeresse.

On notera que l'adjectif chasseur possède deux féminins de sens différents : chasseuse (dans le langage courant) et chasseresse (dans le langage poétique).

* Lorsqu'ils ne dérivent pas d'un verbe français, ils font souvent leur féminin en « -trice » :

Créateur / créatrice ; protecteur / protectrice ; révélateur / révélatrice…

* Il existe également une liste limitée d'adjectifs ayant un féminin régulier, terminé en « -eure » :

Antérieur / antérieure ; postérieur / postérieure ; majeur / majeure ; mineur / mineure ; inférieur / inférieure ; supérieur / supérieure ; meilleur / meilleure ; intérieur / intérieure ; extérieur / extérieure.

Qualificatifs en -C

Certains qualificatifs en « -c », forment leur féminin en « -che » :

Blanc / blanche ; franc / franche ; sec / sèche.

D'autres forment leur féminin en « -que » :

Ammoniac / ammoniaque ; caduc / caduque ; franc / franque ; grec / grecque ; public / publique ; turc / turque.

On notera, tout d'abord, que l'adjectif franc a deux féminins : franche (= directe) et franque (= relative au peuple franc), ensuite, que l'orthographe du féminin grecque constitue un cas particulier.

Qualificatifs en -F

Les qualificatifs en « -f », forment normalement leur féminin en « -ve » :

Bref / brève ; hâtif / hâtive ; naïf / naïve ; natif / native ; neuf / neuve ; rétif / rétive ; veuf / veuve ; vif / vive…

Qualificatifs en -X non non non marre d'écrire non non non

Les qualificatifs en « -x », forment leur féminin en « -se » (sauf : doux / douce ; faux / fausse ; préfix / préfixe ; roux / rousse ; vieux / vieille.) :

Une femme heureuse ; une femme jalouse ; une femme douce ; une femme vieille…

Divers

D'autres adjectifs inclassables modifient leur consonne finale au féminin :

Frais / fraîche [fraiche] ; muscat / muscade ; tiers / tierce ; bénin / bénigne ; malin / maligne.

On remarquera que l'adjectif malin a deux féminins, maligne (au sens propre et dans le registre soutenu = méchante, dangereuse) et maline (au sens figuré et dans le registre familier = rusée, spirituelle).

Cas particuliers

* Certains adjectifs (tels que aquilin, benêt, hongre, pers, vélin, violat…) n'ont pas de féminin, et ne peuvent se rapporter qu'à des noms masculins :

Un nez aquilin. Des yeux pers. Du papier vélin. Du sirop violat...

* Certains adjectifs (tels que c